Lors du Conseil communautaire qui s’est tenu en cette mi-novembre à l’Atelier à spectacle, les élus ont notamment planché sur les orientations budgétaires 2026. L’occasion de rappeler l’ambition intacte de l’Agglo, affichée au début du mandat, de faire rayonner le territoire et d’offrir les meilleurs services aux habitants.
L’an passé, pour mémoire, un plan pluriannuel d’investissement portant sur 150 actions et estimé à 60 millions d’euros avait été dévoilé. En attendant, et à quelques mois des élections municipale, il est clair que le budget 2026 ne peut être qu’un budget de transition. « A nous aujourd’hui d’en jeter les bases, le cadre, pour permettre la continuité des actions. Il sera ensuite temps de les confirmer ou de les amplifier après les échéances attendues », a dit en substance, le Président Gérard Sourisseau.
Resserrement des recettes et hausse mécanique des dépenses
« Reste que dans le climat politique anxiogène que nous connaissons, les finances locales sont fragilisées par le resserrement des recettes alors que les dépenses continuent mécaniquement de progresser » a-t-il aussi expliqué ainsi que Patrick Riehl, Vice-président en charge des finances. Deux mesures nationales annoncées inquiètent notamment les élus : le doublement du DILICO (Dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités) qui pourrait passer de 1 à 2 milliards au niveau national -l’Agglo se voyant ponctionnée d’un million d’euros- et une baisse de la compensation de la CFE (sur les entreprises) qui ferait perdre à la collectivité 600 000 euros.
Ainsi, le budget de fonctionnement (60 millions d’euros) pourrait être fragilisé sous l’effet conjoint de la baisse des recettes (les 1,6 millions évoqués) et de l’augmentation des dépenses estimée à 1,650 millions. Celles-ci correspondant à une hausse de la masse salariale (reprise de la maison de l’emploi, mise en œuvre du contrat territorial de service aux familles) de 650 000 euros, et de l’augmentation des dépenses courantes de 1 million qu’expliquent la reprise de nouvelles compétences et le prix de l’énergie.
18, 5 millions néanmoins investis
Le contexte incertain allié aux baisses de dotations de l’Etat atténue les efforts accomplis ces dernières années par le territoire pour lui donner les moyens de ses ambitions. Néanmoins, près de 18,5 millions d’euros seront investis en 2026 pour des projets majeurs : le quartier spectaculaire (3,3 millions), le master plan de Mézières-Ecluzelles (2,7 millions), les structures enfance jeunesse (1,5 million), le gymnase de Châteauneuf-en-Thymerais (700 000 euros), la gendarmerie de Nonancourt (1,1 million), l’aire d’accueil des gens du voyage (500 000 euros), sans compter les dépenses potentielles liées au projet A 154. Parallèlement, les principaux investissements des budgets annexes seront : l’eau 4,6 millions, l’assainissement 7,8 millions et les locations-ventes 4,7 millions.
En marge de ces orientations budgétaires 2026, on retiendra de ce conseil : la modification des statuts de l’Agglo pour prendre la compétence « formation à la conduite des bateaux de plaisance à moteur » sur le plan d’eau de Mézières-Ecluzelles ; un avis favorable quant à l’augmentation de capital de la SAEDEL (Société d’aménagement et d’équipement du département d’Eure-et-Loir) ; même chose pour la garantie de prêts à Habitat Eurélien et à l’OPH Habitat Drouais pour le construction de logements à Saint-Lubin-des-Joncherets (10), Tremblay-les-Villages (10 également) et Dreux (23 avenue des Fenots) ; ou encore pour le Contrat Régional de Solidarité Territorial qui a ciblé 84 projets sur le territoire, avec une enveloppe à la clé de 15,4 millions d’euros sur six ans.